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Il est une autre relation toute particulière qui transparaît à travers la vie quotidienne au pays Beri : c’est celle existant entre aîné et cadet.  Le rôle de la sœur aînée vis-à-vis de ses sœurs et surtout de ses freres plus jeunes qu’elle, est de plus important. En dehors du fait qu’elle est très respectée, la sœur aînée dispose de certains droits sur ses cadets :  droit à divers services, droit de regard sur leur . Un cadet est tenu de faire les commissions de sa sœur aînée. Si le jeune frère vie sous le même toit que sa sœur aînée, celle-ci aura sans doute un serviteur censé docile.

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La sœur aînée doit donner son consentement pour le de ses freres cadets, de même qu’elle le donne pour celui de ses sœurs. En faite, elle conseille ses freres dans le choix de telle ou telle fille. Le plus souvent c’est elle qui fait la première démarche  auprès de la jeune fille, qu’elle soit elle-même marié ou non, et c’est elle qui met les jeunes gens en contact secrètement avant que personne d’autre ne soit au courant. Toutefois si elle n’est pas d’accord pour le d’un frère cadet,  son non-consentement n’empêche pas le . Mais elle peut mettre son veto au d’une sœur cadette ou d’une cousine. Il conviendra alors de la faire fléchir par des cadeaux importants : une vache, un chameau, jusqu'à ce qu’elle donne son consentement incontournable.

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Respectée, la sœur aînée est également redoutable. On évite de l’irriter, car on craint ses malédictions. Tandis qu’une sœur aînée honorée attire la prospérité et le bonheur sur les siens, une sœur aînée en colère fait peser sur le village des risques de destruction et sur les hommes qui l’habitent des menaces de famine  et d’épidémies. On comprend alors que ce soit elle qui la première effectue certains sacrifices, comme ceux destinés aux récoltes.

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La sœur aînée mariée continuera généralement à demeurer dans le village de ses parents, alors que les sœurs cadettes quant à elles vont vivre, quelque temps après leur ,  dans le village de leur mari. Le fait qu’à la mort de la mère ce soit la sœur aînée qui la remplace vient à l’appui de cette coutume ancestrale. Il faudrait en effet voir dans la sœur aînée un substitut possible de la mère. Cependant, cette résidence patrilocale prolongée de la sœur aînée se limite souvent au cas où il y aurait des orphelins à élever. Par ailleurs, un garçon ne peut demander en une fille cadette tant que l’aînée n’est pas mariée. De même un garçon cadet ne peut se marier tant que son aîné ne l’est pas encore.


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